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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 22:30

« Les Bdelloïdes font preuve d’une grande uniformité aussi bien dans leur morphologie que dans leur anatomie. Le corps allongé, renflé en son milieu, est divisé en articles pouvant se télescoper les uns dans les autres. Le pied porte des ergots et de 0 à 4 orteils. Le mastax est du type ramé. La reproduction s’effectue par parthénogenèse indéfinie (absence de mâles). » (Rotifères, Roger Pourriot)


les rotifères présentent un intérêt à plus d'un titre. Ces pseudocoelomates jouent un rôle important dans l'écologie des sols et des mares, absorbant avec avidité non seulement des bactéries mais aussi de nombreux protistes, y compris des protozoaires de belle taille. Bien que de petite taille, certaines espèces sont plus petites que des protozoaires, leur organisation est complexe. Ces métazoaires sont en partie syncytial, c'est à dire que les cellules de certains tissus sont fusionnés, plusieurs noyaux étant présents dans un cytoplasme partagé... Les rotifères comportent plusieurs classes dont les Bdelloïdes, les plus courants, qui ressemblent à des vers se déplaçant à la manière des sangsues (mais les rotifères ne sont pas des sangsues).

Caractéristiques marquantes : les "roues", organes ciliés disposés en paires sur la tête et servant à créer une turbulance amenant la nourriture dans le tube buccal. Les proies y sont broyées par un mastax, organe masticateur, en perpétuel mouvement. D'autre part les Bdelloïdes se caractérisent par le caractère parthénogénétique de leur reproduction. On ne connait pas de mâles dans ce groupe. L'espèce observée, un Rotaria, est en plus vivipare.

Sur cet individu, on voit les deux yeux individualisés. le mastax ramé, les unci sont développés en deux plaques semi-circulaires striées de sillons parallèles et sur lequel on distingue deux sillons centraux. les deux «machoires » du mastax, s'ouvrent et se referment sans discontinuer. Autour on distingue la masse musculaire du pharynx.

Un sac vittelogène unique se trouve sur le flanc. Le rotaria sp. a deux taches oculaires rouges sur la trompe plus visible quand les roues sont rétractées.

Il peut arriver qu'une troisième tache oculaire soit visible.

Remarquer l'appendice sur le flanc, il s'agit d'une antenne munie de cils sensoriels.

Le mastax est l'organe de mastication dont le trophi, la partie chitineuse, se compose de plusieurs parties : Plusieurs schémas d'organisation se présentent permettant une typologie des mastax qui est décrite dans cet article de M. Verolet

En l'occurrence nous avons ici un mastax de type "ramé" : une structure bien adaptée au broyage où les "unci" sont hyperdéveloppés en deux étaux striés implacables dans leur travail.


viviparité

Ce specimen de rotaria sp. est gravide. l'embryon est bien développé, quasiment à terme sans doute. le mastax du bébé est mobile. Les taches oculaires sont visibles, et le pied peuvent être discernés : éperon et orteils visibles. Le jeune tente de déployer ses couronnes ciliaires, les roues sont discernables et les cils agités de mouvements. Le jeune change aisément de position, pouvant se retourner entièrement ou se plier en deux.

 

Observé ce 23 mars, une très rapide mise bas d'un rotaria... expulsée en 2 secondes. L'orifice de sortie semble située à la base de l'abdomen (fleche bleue). L'animal a sorti par la tête. Quelques jours plus tard, j'assiste plus en détail à une seconde naissance.


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Published by Patrice Dx - dans Microscopie
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