Dimanche 23 novembre 2008
Parmi les Hypotriches, le genre Euplotes est facilement reconnaissable. Possédant un corps ovale, ils possèdent un appareil ciliaire particulièrement différencié. La
face dorsale est bombée, souvent cannelée ou parcourue de sillons. Des lignes parallèles peuvent se discerner, à fort grossissement. La face ventrale, plane, ou concave, est caractérisée par la
présence de l'appareil buccal ainsi que de l'appareil ciliaire.
Péristome (appareil buccal) : située ventralement sur le côté gauche du corps, il se présente comme une dépression occupant une moitié
du corps, voire plus, triangulaire ou largement ouverte. Certaines espèces ont un péristome plus étroit, presque en gouttière.
Le péristome est recouvert à droite par une mince lame. A gauche, on distingue immédiatement la zone membranaire adorale. Ces cirres
regroupés en membranes partent de la partie antérieur et contournent dorsalement le col pour se prolonger en diagonale jusqu'au cytopharynx, rejoignant le fond de la cavité buccale, où s'invagine
le cytostome.
A l'extrémité antérieure de la face ventrale, on discerne en outre un groupe de cirres épais. Généralement au nombre de 9. Certaines espèces
en possèdent 10. 5 ou 6 sont regroupés dans la partie antérieures, 3 ou 2 se retrouvent plus en retrait, dans la région externe de la face ventrale.Les cinq cirres transversaux, alignés en
oblique ou en deux groupes formant angle, sont un les éléments les plus évidents des Euplotes, avec les quatre cirres caudaux (quelques espèces en ont plus).Les cirres frontaux-ventraux et les
cirres transversaux ont une fonction de soutien et de locomotion. On peut dire que les Euplotes "marchent" sur le support, les cirres quasiment à la verticale. La circulation de l'eau, attirant
les bactéries, est assurée par le battement de la membranelle adorale. Les cirres caudaux se maintiennent à l'horizontale ou sont redressées.
La progression est saccadée, mais peut être rapide. Le cytoplasme est clair, avec des inclusions. Des vacuoles pulsatiles peuvent
apparaître. Le macronucleus est difficilement visible sans coloration. Il est allongé, en forme de C ou du chiffre 3. Le micronucléus, invisible sans coloration, est très petit, souvent accolé au
macronucleus, à l'extérieur de la courbe que ce dernier forme.
Une coloration par imprégnation argentique permet de mettre en évidence, sur la face dorsale, les cineties en lignes parallèles, que l'on
parfois distinguer sur les crêtes. Les cils sont très petits et n'ont pas de fonction locomotrice.En plus de ces cinéties, on observe une structure réticulaire, l'argyrome, dont la géométrie,
constante chez une espèce donnée, est un des principaux critères de détermination.
La détermination
sûre de l'espèce est impossible par une simple observation de specimen vivant.
En effet, les caractères distinctifs sont :
-
le nombre des cirres fronto-ventraux, transversaux et caudaux ;
-
la forme du macronucleus ;
-
le nombre de cineties, et
-
le dessin formé par l'argyrome.
Le macronucleus ne se discerne bien qu'après coloration spécifique du noyau (coloration de Feulgen) tandis que les cineties et l'argyrome
n'apparaitront qu'après une imprégnation argentique. Faute de maitriser ces techniques de coloration et fixation, on ne peut que décrire le plus exactement possible le nombre et la disposition
des cirres et se contenter d'une détermination approximative.
Spécimen vu sur la face dorsale. L'AZM est visible ainsi que les cirres caudaux. Les cirres ventraux sont à peine esquissés ici.
Le dessin suivant présente le même specimen avec la mise au point sur la face ventrale. On discerne le groupe de 5 cirres transversaux, les quatre principaux cirres caudaux, et les 9 cirres
fronto-ventraux. Sur la partie mediane, j'ai cru discerner des cirres alignés
Liens utiles et sources :
sur Micro*scopia : la page des Euplotes
Revision du genre Euplotes, par M. Truffeau in Hydrobiologia, Volume 15, Numbers 1-2 / juillet 1960
Euplotes : dans Protists information Server
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