Après plusieurs semaines de mise en culture, j'ai repris les observations des prothalles de Fougère mâle (Dryopteris filix-mas). Leur maturation est a terme puisque des anthéridies et
anthérozoides peuvent sont présents. Il reste cependant à découvrir et observer les archégones.

Un petit rappel du protocole de culture
s'impose. La sporée a été recueillie sur une plaque de verre, puis sur laquelle on frotte un carré de mouchoir en papier non coloré et neutre. Le substrat est de la cellulose pure. Légèrement
imbibé d'eau, il est placé en boite de pétri fermé. Le milieu ambiant est humide et placé à température modérée, hors soleil, mais à l'extérieur. Au terme de quelques semaine, le papier, sur lequel
on peut discerner la couche verdâtre des prothalles en formation, est transposé sur un lit de tourbe (du commerce, il s'agit essenteillement de débris végétaux notamment de sphaignes) et laissé à
l'extérieur, boite fermée. Au bout de trois ou quatre mois, les prothalles sont pleinement développés en nombreuses petites folioles cordiformes de 1 à 2 mm carrés.
le prothalle

Le prothalle a acquis un aspect cordiforme. Il comporte des rhizoïdes et aux bords des cellules plus allongées, qui s'observent aussi à la surface du thalle. Sur le spécimen dessiné,
les anthéridies n'étaient pas encore présentes, mais sur les prothalles mûrs, on les distingue en nombre sur la face inférieure à proximité des rhizoïdes.
les anthéridies
Anthéridies de Dryopteris filix-mas. Ils sont constitués de quelques cellules formant une paroi protégeant des gamétocytes en formation. Ces gamétocytes vont constituer des anthérozoïdes dont le
corps a une structure spiralée.
A maturation, les
anthéridies libèrent des anthérozoïdes qui restent un moment immobiles, puis tournent sur eux-mêmes et finissent par nager librement en milieu aqueux. L'ouverture des
anthéridies est provoquée par l'humidité (pluie).
Les anthérozoïdes sont des cellules globuleuses avec une sorte d'armature en tire-bouchon, munie de nombreux flagelles. Libérés des anthéridies, ils se déplacent en quête des archégones où ils
fécondent les ovosphères.
Je n'ai pas observé encore les archégones. Chez les fougères isosporées comme la Fougère mâle, les anthéridies et les archégones sont présents sur le meme prothalle (dit synoïques) mais d'autres
espèces ont des prothalles dioïques.
observations faites en octobre 2008
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